Jours 9 à 12 – À la découverte de Kobe

Au cours des derniers jours, j’ai arpenté les rues de Kobe à la découverte des différents quartiers (cho) de la ville.

Même si parfois j’avais une destination précise en tête, ma curiosité et mon sens de l’orientation déficient (pour ne pas dire absent) on fait qu’il m’est arrivé d’aboutir dans certains coins de la ville inconnus des touristes.

Heureusement, la montagne est au nord et la mer est au sud. Information utile pour mieux s’orienter!

 

Sannomiya-cho

Sannomiya est le centre-ville de Kobe. C’est dans ce quartier que se trouve la fameuse « rue d’achats » (voir mon billet Le métro) où je suis allée à la quête d’un adaptateur lorsque je suis arrivée.

Cette fois, j’y suis allée à pied et non en métro. Alors, le choc est moins violent. Il faut dire que la station Sannomiya est la plus importante de Kobe. Ça grouille de monde!

Outre les tours à bureaux, les rues sont bordées de restaurants et de boutiques de toutes sortes. C’est le quartier idéal où aller se promener lorsqu’il pleut, car la majorité des rues commerciales sont couvertes, ou du moins les trottoirs le sont. Par contre, il ne faut pas être pressé. Il y a du « monde à messe »!

Voici donc quelques photos:

IMG_1346
La  station Sannomiya

Fait cocasse: en empruntant la passerelle pour traverser la route, je me suis retrouvée derrière une dame aux cheveux blonds. Je me suis fait la réflexion que ce serait toute une coïncidence que ce soit Darcy, la guide avec qui j’ai passé la journée lors de ma visite à Kyoto. Et bien, c’était elle!

IMG_1157
Une petite portion de la Sannomiya Gai Shopping Street
IMG_1148
Une autre rue populaire: la rue Sankita

Au coin d’une rue, parmi les édifices commerciaux, un sanctuaire et un autel.

 

Le parc Meriken et le port de Kobe

Le parc Meriken est situé juste à côté du port de Kobe. On y trouve un monument commémoratif érigé en l’honneur des victimes du tremblement de terre de 1995. Ce terrible séisme avait fait plus de 6000 victimes et plus de 100 000 bâtiments avaient été détruits.

 

 

La tour du port de Kobe et le musée maritime.

 

Le mont Rokko derrière la ville: vue exceptionnelle du haut de la tour. Remarquez les trois grands édifices au centre, au loin. Mon hôtel est celui de gauche.

IMG_1378.JPG

Coucou! Je suis au sommet de la tour!

IMG_1401

 

Le quartier Nada

L’intérêt du quartier Nada réside seulement dans le fait qu’on y trouve 2 musées sur la fabrication du saké ainsi que plusieurs brasseries où l’on fabrique du saké et qui sont ouvertes au public.

Par contre, contrairement à ce que certains blogues laissent supposer, on ne peut pas voir les ouvriers à l’œuvre, car l’aire de travail où l’on fabrique le saké n’est pas ouvert au public à l’exception d’une semaine en octobre.

Aussi, il faut bien se renseigner sur l’endroit où sont situées les brasseries, parce qu’une fois là-bas, il n’y a aucune affiche en anglais. De plus, il faut environ 20 minutes de marche entre chaque endroit à visiter.

En quatre heures, j’ai visité deux endroits. Bon, comme je vous le disais plus tôt, j’ai un sens de l’orientation déficient, alors ceci explique peut-être cela. 🙂

Tout de même, j’en ai appris sur la fabrication du saké et j’ai goûté à des condiments (pickles) marinés dans saké.

Le musée Sawanotsuru:

 

Kobe Konan Muko no Sato (où on prépare des condiments au saké):

 

Nankinmachi (quartier chinois)

À Kobe, comme à bien d’autres endroits, le quartier chinois correspond en fait à « une rue chinoise »!

Il est quand même agréable de s’y promener.

 

 

Motomachi

La rue Motomachi est une autre rue commerçante couverte de Kobe. Elle est à 2 pas du quartier chinois.

C’est dans le quartier de Motomachi qu’on retrouve les boutiques de luxe comme Armani, Gucci, Louis Vuitton, Hermès, Prada, Miu Miu, et autres.

En plus de ces boutiques, il y a le magasin Daimaru. Daimaru est une chaîne de grands magasins qu’on retrouve principalement dans la région de Kansai. C’est immense! Et c’est un très beau magasin où il y a de tout. On y retrouve même une épicerie fine et un marché d’alimentation. IMG_1440

Voilà  pour les quartiers de Kobe!

Sayonara

Annie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicités

Le boeuf de Kobe

En rentrant de ma promenade à Kitano Ijinkan, j’ai fait quelques détours dans les rues avoisinantes, histoire de trouver un petit restaurant, pas trop loin de l’hôtel, où je pourrais souper.

IMG_1109

Je suis tombée sur le Steak House Garaku dont la spécialité est le boeuf de Kobe. Je me suis donc dit: « Tonight’s the night! »

Oh! Que je ne l’ai pas regretté! Mes papilles jubilent encore!

Il y avait trois types de menus, tous en table d’hôte, les prix variant en fonction du poids du steak et des autres plats servis (foie gras, bouillabaise, homard, et autres). J’ai opté pour un morceau de 80g (pas tout à fait trois onces) accompagné de foie gras.

Le restaurant est petit, environ une douzaine de places. On s’asseoit autour de la plaque chauffante, un peu à la manière de Japanese Village. Le chef cuisine donc tout devant nous. Il y a un maître d’hôtel qui nous sert les plats qui sont préparés en cuisine.

Pour commencer, une bière locale et artisanale de la brasserie Rokko. Je vous laisse déchiffrer le nom exact de la bière…

IMG_1110

Pendant que je sirote ma bière, le chef prépare les assiettes. Il pèse la viande et il dispose les légumes et le foie gras dans l’assiette qu’il me présente ensuite.

 

Puis, le maître d’hôtel m’explique la fiche d’information au sujet de la certification du boeuf de Kobe que je m’apprête à manger.

IMG_1114

Le boeuf de Kobe, contrairement à la croyance populaire, n’est pas massé, et s’il l’est, ce n’est pas ce qui lui confère sa saveur particulière.

En fait, pour obtenir l’appellation contrôlée Boeuf de Kobe, la bête doit répondre à certains critères et ce sont ces critères qui sont mentionnés sur la fiche:

  • La viande doit provenir d’un boeuf castré de race Tajima-gyu (originaire de la Préfecture de Hyogo dont Kobe est la capitale) ou d’une vache vierge de même race;
  • La bête doit être née et avoir été élevée dans la Préfecture de Hyogo;
  • Elle doit avoir été nourrie de grains et de gazon provenant strictement de Hyogo;
  • La viande doit être de qualité A-4 ou A-5 (les grades les plus élevés). Remarquez sur la fiche, en dessous de la photo, la qualité du morceau que j’ai mangé est A-5;
  • La viande doit provenir d’une carcasse dont le poids est inférieur à 470 kg. Sur la fiche, on voit que mon steak provient d’une carcasse de 468,6 kg;
  • On doit avoir attribué un numéro d’identification de 10 chiffres à la carcasse, afin de pouvoir retracer sa provenance (l’identification de la bête). Sur la fiche, le numéro d’identification de ma viande est bien indiqué.

Il y a d’autres critères, mais ceux-ci sont les principaux. Aussi, ma viande aurait été vieillie 32 mois, comme l’indique le 32.01 dans le bas de la fiche.

Après m’avoir raconté la genèse de mon steak, le maître d’hôtel m’a apporté le premier d’une série de plats, soit une crème de mugwort (sorte d’herbe fine).

IMG_1115

Là-bas, c’est le chef qui décide si on peut saler ou poivrer. Remarquez le petit tas de poivre sur le bord du bol…

Le potage a été suivi de l’entrée. Une assiette composée d’un sushi à l’anguille, d’une verrine de quinoa au sésame et aux poivrons jaunes et de coquillages (escargots cuits à la vapeur).

IMG_1116

Pendant, que je déguste cette assiette magnifique, le chef prépare le foie gras et les légumes. Il me sert une petite assiette de ce qu’il appelle des « chips ». Il a fait frire des tranches d’un légume blanc dont j’ignore le nom.

 

Voici mon assiette de foie gras cuit sur la plaque et accompagné de légumes (asperge, champignon, poivron rouge). Cette fois, le poivre a été ajouté lors de la cuisson, alors j’ai eu droit à un peu de sel rosé. J’adore le foie gras poêlé et cette assiette était particulièrement délicieuse!

IMG_1120

Tandis que je me délècte, le chef entreprend la cuisson de mon steak. Il me suggère la cuisson médium-saignant. Comme c’est lui le chef, j’opte pour cette cuisson!

Pendant que le steak cuit sur la plaque, le chef prépare mon assiette qui sera composée, outre la viande, des assaisonnements, soit du poivre, du sel blanc, du sel rose et du wasabi. Le wasabi est une racine. Le chef frotte cette racine sur une planche de bois pour la râper. Comme vous voyez, cela n’a rien à voir avec la petite boule de pâte verte qu’on nous sert avec les sushis par chez nous. D’ailleurs, c’est beaucoup moins fort pour les papilles que ce que nous avons chez nous.

IMG_1122

Et voici enfin le plat de résistance tant attendu:

IMG_1127

En un mot: divin! Le boeuf est légèrement croustillant, mais quand on croque un morceau, on jurerait qu’il fond dans la bouche! C’est tendre et juteux, mais il n’y a pas ce goût de sang qu’on retrouve dans le boeuf en général. En fait, il n’y a pas de jus qui s’écoule du steak. Vraiment, c’est tout simplement délicieux. Le maître d’hôtel me suggère de mettre du wasabi sur le morceau de viande et d’ensuite tremper celui-ci dans la sauce où marinent des morceaux de gingembre. À son avis, c’est la façon de manger le boeuf de Kobe si on veut faire ressortir toutes les saveurs. Je n’ai laissé aucune trace du wasabi dans mon assiette!

Après avoir tout mangé (oui, tout), le chef a terminé la cuisson de mon riz vapeur aromatisé au bambou. J’avais complètement oublié le riz! Et je n’avais plus faim! En plus, le riz vient avec des « pickles » (légumes marinés salés) et une soupe miso!

Mais, j’ai fait un effort, car au Japon, il paraît que le fait de tout manger démontre qu’on a apprécié notre repas. Voyez la quantité de riz que le chef m’a préparé. Il en restait encore autant dans la petite casserole que ce qu’il m’avait servi dans mon bol!

J’étais vraiment incapable de tout manger, alors il m’a proposé de l’emballer pour que je le rapporte avec moi. J’ai accepté pour ne pas l’offusquer, même si je savais très bien la direction que je lui ferais prendre une fois rendue à l’hôtel.

Ensuite, le maître d’hôtel est arrivé avec le thé et le dessert, une crème surmontée d’oranges. J’ai trouvé un petit espace dans mon estomac pour ce petit dessert. 🙂

IMG_1134

Après ce repas plus que satisfaisant, je suis rentrée à l’hôtel bien tranquillement. J’ai brûlé quelques calories (heureusement) en montant la pente qui m’amenait à l’hôtel (je sais maintenant que je ne suis pas « cardiaque ») et j’ai fait l’étoile sur mon lit!

Si vous allez un jour à Kobe, trouvez un bon restaurant et gâtez-vous, ça en vaut vraiment la peine!

Sur ce, je vous laisse, c’est l’heure du lunch et un bol de nouilles m’attend (ce n’est pas fête tous les jours).

Sayonara

Annie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour 9 – Kitano Ijinkan

Ma balade dans le quartier « western » de Kobe a été très intéressante. Le quartier s’appelle Kitano, et Ijinkan signifie en gros « résidences pour étrangers ».

On dit de Kobe que c’est une ville de mer et de montagnes. Je vous ai déjà parlé du mont Rokko et de son jardin, mais je ne vous ai pas encore parlé du port de Kobe. La raison principale est que je n’y suis pas encore allée. Mais, je peux vous dire qu’il a été construit en 1867 et que son ouverture au commerce extérieur a fait en sorte que bon nombre de marchands étrangers et de diplomates se sont installés à Kobe, dans le quartier Kitano, au pied du mont Rokko.

À l’époque, il y avait environ 1000 maisons Ijinkan, et il en reste entre 30 et 50 (cela varie selon la brochure que je consulte). Une douzaine de ces maisons sont ouvertes au public et hier, j’en ai visité huit.

La première maison que j’ai visité est celle de Ben Allison, la Ben’s House. Allison était un aventurier anglais et la maison est remplie de ses trophées de chasse.

IMG_0930
Ben’s House

Voici deux photos de ces trophées de chasse, dont un ours polaire faisant 2,5 mètres.

 

Juste à côté, la Yokan Nagaya (French house). La photo ne le montre pas vraiment, mais la caractéristique principale de cette maison est sa symétrie.

IMG_0936
Yokan Nagaya ou French house

À l’intérieur de la French house, on retrouve des meubles français, des vases en verre d’Émile Gallé, de René Lalique et des frères Daum (mes photos des vases sont floues), ainsi que des malles Louis Vuitton datant de 1854.

 

La troisième maison visitée est la English house. Il semble que l’intérêt principal de cette magnifique maison de style colonial soit la reproduction, au deuxième étage, de la chambre de Sherlock Holmes. En ce qui me concerne, c’est surtout son extérieur, avec son jardin anglais, que j’ai trouvé intéressant.

IMG_0988

Oh… et ce petit bijou, une Jaguar Daimler DS 420 1983.

IMG_0995

Pour visiter les cinq autres maisons, j’ai dû emprunter une rue, ou plutôt une ruelle, qui montait, montait, et montait et ne finissait plus de monter! J’ai dû m’arrêter à deux reprises pour souffler un peu. C’est bon pour le cardio et pour les mollets!

D’ailleurs la voici cette petite rue:

 

La première maison en haut de la rue est la Scale house qui tire son nom du fait que son revêtement extérieur ressemble à des écailles de poissons.

IMG_1005.JPG
Scale house

Dans cette maison, il y a un musée (la partie située à gauche de la première tour). On trouve des peintures et de la porcelaine de France (Limoges), du Danemark (Royal Copenhagen) et d’Allemagne (Meissen). D’ailleurs, en parlant de porcelaine d’Allemagne…

IMG_1016
Coucou! C’est moi!

 

En me dirigeant vers la maison suivante, j’ai croisé ce monsieur qui pratiquait son « swing » de golf, sur son terrain! Il a gentiment accepté que je le prenne en photo en plein élan.

IMG_1034

Je n’ai pas réussi à prendre des photos des autres maisons que j’ai visitées, car la rue où elles sont situées est trop étroite.

À la dernière maison, l’ancien Consulat de Chine, je me suis fait prendre en photo devant les deux Komainu (des lions gardiens ou lion-dogs).

IMG_1067.JPG

La légende veut que ces lions nous protègent du démon. Il parait qu’on les retrouvent souvent devant les sanctuaires où ils gardent l’entrée. On dit que le fait de passer entre une paire de Komainu vous accordera les bienfaits de l’amour…

Voilà pour ma visite de Kitano Ijinkan!

Dans mon prochain billet, je vous parlerai du volet gastronomique qui a clos cette journée. Ça devrait particulièrement intéresser mon frère Guy, car ça concerne le bœuf de Kobe.

Sayonara

Annie

Jour 8 – Kyoto

Hier, je suis allée faire une virée à Kyoto où j’ai visité deux temples et un château. J’aurais bien aimé visiter la ville aussi, mais ce n’était pas au programme (cette visite était organisée dans le cadre du colloque). J’y retournerai peut-être plus tard cette semaine.

Pour la petite histoire, Kyoto a été la capitale du Japon de 794 à 1868 (aujourd’hui, c’est Tokyo). C’était aussi la résidence de l’empereur. Aujourd’hui, c’est la 7e ville en importance avec 1,5 million d’habitants (Kobe, où je séjourne, est la 6e).

Temple Kiyomizu-dera

Le temple Kiyomizu-dera (littéralement « eaux pures ») tire son nom du fait qu’il est construit sur le site des chutes Otowa.

D’ailleurs, à l’intérieur, on peut boire l’eau de trois fontaines différentes : une pour la santé, une pour la longévité (ou beauté) et une pour le succès. On ne peut boire à plus d’une fontaine par visite, sinon, on annule les effets de cette eau. Vous auriez dû voir le nombre de personnes qui attendaient en file! Il y en avait pour au moins une heure d’attente.

On retrouve, partout dans le temple, des petits sanctuaires où l’on peut faire un vœu soit sur la beauté, la longévité, l’amour, le succès, la santé, et j’en passe. Évidemment, il est de bon ton de laisser une petite offrande.

 

Il y a aussi la « pierre de l’amour »! En fait, il s’agit de deux pierres situées à quelques mètres l’une de l’autre. Il faut se rendre d’une pierre à l’autre en marchant les yeux fermés. Si on réussit, on trouvera assurément sa tendre moitié dans un avenir rapproché, sinon ce sera très long.

Remarquez les marches derrière la pierre d’arrivée. Me connaissant, si j’avais entrepris cette marche, les yeux fermés, il est clair que j’aurais pris toute une débarque dans ces marches!!!

Une autre affaire étrange que les gens faisaient à l’époque, pour que leur vœu se réalise, c’était de se lancer dans le vide du haut de cette terrasse.

IMG_0834

La tradition voulait que les gens qui survivaient à ce saut voient leur vœu se réaliser. Il parait que quelque 80 % des gens survivaient. Il faut dire que la terrasse est à environ 15 mètres du sol, alors il y a quand même de bonnes chances de ne pas se casser le cou.

Il y avait tellement de monde, que je n’ai pas réussi à prendre une photo du temple en entier, mais en voici tout de même de quelques pavillons.

 

IMG_0860

Et il y a aussi les geishas qui se promènent un peu partout. Je ne sais pas si se sont de vraies geishas, car il est possible de louer des costumes à plusieurs endroits dans la ville pour « vivre l’expérience geishas ». Je vais passer mon tour, merci beaucoup!

IMG_0862

 

Le château Nijo

Le château Nijo (ou Nijo-jo) était la résidence du Shogun (le chef des Samouraïs) jusqu’à ce que le dernier Shogun cède le pouvoir à l’empereur, en 1867.

C’est dans ce château qu’on retrouve les « planchers rossignols ». Ces planchers sont conçus de sorte que lorsqu’on marche dessus, ils émettent un petit son aigu, à la manière du chant du rossignol. C’est un peu l’ancêtre du système d’alarme, car ils servaient à avertir le Shogun et ses Samouraïs que des intrus étaient entrés dans le pavillon.

Il était interdit de prendre des photos de l’intérieur du château. Dommage, les peintures sur les panneaux de bois étaient magnifiques. En plus, elles visaient à donner un message. En effet, on peut dire que le château est divisé en trois aires distinctes :

  • La première est réservée aux visiteurs, les peintures y sont très colorées, avec des tigres, des montagnes, tous des signes de force visant à intimider le visiteur;
  •  La deuxième était réservée aux Samouraïs, les peintures comportaient donc des paons, des pins et des cerisiers en fleurs, tous des symboles moins forts, car les Samouraïs savaient que le Shogun était le plus fort et ils n’avaient pas besoin de se faire intimider;
  •  La troisième était réservée au Shogun et ses femmes. Les peintures sur les murs étaient dans des tons de pastel, et les paysages étaient peints tout en douceur. Une ambiance pour préparer le terrain, quoi!

Voici quelques photos que j’ai prises au château Nijo.

 

Le temple Kinkakuji

Le temple Kinkakuji (appelé le pavillon d’or) est un temple Zen construit pour permettre à un des Shogun de prendre une petite retraite tranquille. Nous n’avons pas visité l’intérieur du temple Kinkakuji, nous n’avons fait que l’admirer de l’extérieur et je dois avouer que c’est assez impressionnant.

IMG_0912

Il n’est pas peint en jaune comme pourrait le laisser croire sa couleur sur la photo (qui ne lui rend pas du tout justice). Il est recouvert de feuilles d’or! Des petites feuilles d’or, il y en a pour 7 millions de dollars!

Pour laminer les petits carreaux qu’on voit dans les fenêtres et entre celles-ci, au deuxième étage, il a fallu 200 000 feuilles d’or, alors imaginez combien ça en a pris pour recouvrir le reste!

Volet gastronomique

Et pour finir cette journée en beauté, je suis allée manger un bol de nouilles udon dans un petit restaurant où on fabrique les nouilles à la main, sur place.

IMG_0919

Le bouillon était épicé au cari et on y avait déposé un morceau de porc pané, un tonkatsu. Remarquez la louche, c’est la cuiller pour boire le bouillon! Le reste, nouilles incluses, on les mange avec les baguettes. À part le bouillon, on ne mange pas les nouilles et la viande directement dans le bol. On les dépose dans le petit bol, un morceau et une nouille à la fois. On mange la viande et on aspire la nouille au complet en faisant du bruit pour manifester notre appréciation! Ça m’a pris un bon trois quarts d’heure à manger ma soupe! Mais, elle était délicieuse.

Bon, après ce long billet, je vous laisse, car aujourd’hui je vais me balader dans le quartier Western de Kobe.

À la revoyure!

Annie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jours 5 à 7 – Fleurs et cerisiers

Avez-vous remarqué la nouvelle photo que j’ai mise dans l’en-tête du blogue? Je l’ai prise juste à côté de l’hôtel, sur un pont qui traverse un petit canal. Le canal est bordé de cerisiers aux fleurs roses. IMG_0733

De l’autre côté de la rue, il y a un parc avec un genre de pergola japonaise. Tout cela se trouve sur le chemin entre l’hôtel et le Kobe Art Center, le centre des congrès où avait lieu le colloque auquel je participais samedi. En passant, tout s’est bien déroulé et j’ai présenté ma communication devant une foule de quatre personnes! Ce n’était finalement pas trop stressant!

IMG_0735Vendredi, j’ai expérimenté mon premier restaurant en dehors de l’hôtel.  Le chef était super sympathique, mais il ne parlait pas un mot d’anglais. C’est un client, un habitué de l’endroit qui tentait de faire l’interprète.IMG_0736 Un monsieur de 81 ans qui semblait trouver bien comique le fait que je débarque toute seule et que je décide m’asseoir à côté de lui au comptoir plutôt que de m’installer à une table. Le monsieur parlait seulement un peu mieux l’anglais que moi le japonais, alors je n’ai pas trop compris s’il avait travaillé à l’hôtel où je loge pendant 11 ans ou s’il y habitait maintenant depuis 11 ans… C’est le verbe que je ne comprenais pas!

Spécialement pour Guy, voici ce que j’ai mangé:

IMG_0738

Il s’agit d’un kushikatsu teishoku. Le kushikatsu, c’est le plat de brochettes qu’on voit sur le comptoir du haut. Je commence à figurer que teishoku veut dire « table d’hôte », ou quelque chose du genre. Ainsi, en plus des brochettes, il y a le riz, les condiments ou « pickles » comme ils les nomment, la soupe miso et la salade de chou. Quant aux brochettes, elles étaient composées d’œufs de caille, de crevettes, de bœuf, de saumon, d’asperges et d’un autre poisson. Elles sont plongées dans une pâte puis frites sur une plaque, un peu à la manière des pogos par chez nous. C’était très bon et, étonnamment, pas trop lourd.

Herb Gardens au Mont Rokko

cropped-img_0751.jpg

Voici la photo que j’ai prise en montant. Benoit, j’ai eu une pensée pour toi, tu aurais adoré (clin d’œil)! La tour qu’on voit au centre de la photo, c’est mon hôtel. 

 

IMG_0816

Une fois en haut, on peut redescendre à pied ou en téléphérique. Tout au long de la descente, il y a des jardins de fleurs, de fines herbes, de plantes médicinales et de plantes potagères. Évidemment, il y a des cerisiers aussi, aux fleurs blanches. La vue sur la ville est magnifique. Il paraît que le soir, c’est encore plus beau.

Étant donné que c’est le printemps ici aussi, il n’y avait que quelques fleurs. Mais le jardin vaut la peine d’être vu. Voici quelques photos prises en descendant:

IMG_0786

Je crois que ce sont des camélias, mais je n’en suis pas certaines car le nom était écrit en japonais.

 

 

 

IMG_0784

 

Celles-là aussi, je crois que ce sont des camélias.

 

IMG_0773

 

 

 

Des cerisiers aux fleurs blanches partout…

 

 

IMG_0788

Photo prise par un vieux monsieur japonais qui me faisait des signes depuis un bon moment quand j’ai enfin compris qu’il me proposait de prendre une photo de moi. C’est gentil, non?

IMG_0814

 

 

Et pour finir cette journée en beauté, quoi de mieux que de prendre un thé de rose en plein air, accompagné d’un biscuit aux herbes et d’un mochi, sucrerie à base de riz.

 

Bonne journée à tous et à toutes! Je vous redonne des nouvelles bientôt!

Annie

 

 

 

Jour 4 – Le métro

Salut tout le monde!

Je suis enfin arrivée à Kobe et après une bonne nuit de sommeil, je suis presque « neuve »!

Aujourd’hui, il pleuvait à boire debout, alors j’en ai profité pour planifier mon séjour avec la concierge de l’hôtel. Elle m’a indiqué comment me rendre en autobus ou en métro aux endroits que je souhaite voir comme, entre autres, Osaka, Kyoto, le mont Rokko et le mont Maya.

En après-midi, j’ai expérimenté le métro de Kobe. Toute une expérience!

Je me suis rendue à un centre d’achats, ou plutôt à une « rue d’achats » — la Sannomiya Center Gai Shopping Street —, car j’avais besoin d’un adaptateur pour brancher mon ordinateur (le mien est « kaput »). La gentille concierge m’avait indiqué comment me rendre. Pas trop compliqué, la station de départ est à même mon hôtel et je débarque à la prochaine station.

Oh boy! Une fois arrivée, je me suis rendu compte que TOUTES les rues sont des « rues d’achats »! Et les informations sont toutes en japonais, à part quelques « parking » ou « coffee shop ». J’ai donc demandé des renseignements à une bonne demi-douzaine de personnes. Mais, personne, littéralement personne, ne parle anglais. Même pas un peu. Comme ma connaissance du japonais se résume à deux mots : arigato (merci) et sayonara (au revoir), disons que la communication s’arrêtait aux sourires et aux risettes.

Finalement, je suis tombée sur un panneau d’information où quelques noms de rues étaient écrits en anglais et je me suis rendue. Là, j’ai compris pourquoi c’était LA rue d’achats. Elle est couverte et certaines parties sont souterraines et il y a des centaines de boutiques et de restaurants. J’ai eu une pensée pour Catherine, car je crois bien que ça doit prendre 3 jours pour faire toutes les boutiques de vêtements et de souliers.

Je prendrai des photos quand je retournerai dans ce coin-là pour vous montrer à quoi ça ressemble.

En attendant, voici une photo que j’ai prise à la station de métro.

IMG_0717

Il s’agit du point d’embarquement pour le wagon réservé aux femmes. Il parait que depuis quelques années, les femmes se font « taponner » dans le métro, alors ils ont décidé de réserver des wagons pour les femmes. Il me semble qu’on aurait pu régler le cas des « taponneux » à la place… mais, bon, c’est à ça qu’ils ont pensé comme solution. En plus, ça ne fonctionne pas vraiment, parce qu’il y avait autant d’hommes que de femmes dans le wagon.

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée!

Sayonara

Annie

Jour 2 – Prise 2

Ça y est, je devrais partir à l’heure!

Mais avant de partir, je vous parle de cette heureuse coïncidence qui a fait que ma journée d’hier, qui ne figurait pas dans mon palmarès des meilleures journées, s’est transformée (quand je vous parlais d’éphémèrité) pour devenir pas mal du tout!

Mon frère Guy et ma belle-sœur Catherine rentraient à Québec, après un voyage à Las Vegas, et passaient par Toronto. Leur vol de correspondance a été annulé et on s’est retrouvé au même hôtel! C’est notre frère Benoit qui nous en a informé quand il a appris que nous avions raté nos vols et que nous passions la nuit à Toronto.

Alors voici un souvenir de ce moment! Un petit drink (un autre) à ta santé Benoit!

IMG_0715.JPG

Je vous laisse! Je suis dans l’avion et nous partons bientôt!

Annie 😊

 

Jour 1 – Le départ

Je trouve toujours stressant de partir en voyage. Les préparatifs, le travail à accomplir avant de partir, le vol et… l’envol!

Le fait de prendre l’avion m’angoisse toujours un peu, surtout que dans mon cas, 9 fois sur 10, il y a un pépin avec mon vol. Retard, correspondance manquée, vol annulé, bris mécanique, ouragan, etc. Je pourrais noircir des dizaines de pages à raconter les fois où je ne suis pas arrivée à destination à l’heure ou à la date prévue.

En fait, c’est lorsque ça va bien que je m’inquiète. Je me dis qu’il n’y a qu’une chose qui puisse alors arriver. Je suis superstitieuse, alors je n’en dirai pas plus.

Aujourd’hui, j’avais réussi à me calmer un peu avant de partir. Avec les événements des dernières semaines, le stress était à puissance 10. Disons que je n’avais aucune envie de me retrouver dans un aéroport et encore moins dans un avion.

Par contre, la perspective d’admirer les cerisiers en fleurs autrement que virtuellement me rendait particulièrement joyeuse. Les cerisiers en fleurs sont un des éléments de la nature que j’affectionne particulièrement. D’abord, parce qu’il n’est pas nécessaire de faire 2 heures dans le bois pour aller les admirer. Ensuite, parce qu’en plus d’être magnifiques,  ils symbolisent l’éphémérité. Rien ne dure, tout se transforme. Cette idée réconforte quand on passe un mauvais moment. Certains diront que c’est mon esprit de contradiction qui a fait que je me suis fait tatouer une branche de cerisier en fleurs sur le pied. Rendre l’impermanence permanente…

Je disais donc m’être calmée un peu. Évidemment, ma chance (ou ma malchance, c’est selon le point de vue), égale à elle-même, a fait en sorte que mon vol pour Toronto a été retardé d’un peu plus d’une heure. J’arriverai donc à l’heure exacte où mon vol pour Tokyo partira! Youppi, des heures de plaisir en perspective à négocier un arrangement, une fois arrivée à Pearson’s.

J’ai donc décidé de prendre le tout du bon côté. Si on ne peut pas me trouver un vol satisfaisant qui m’amènera à temps pour mon colloque au Japon, et bien je passerai quelques jours à Toronto. J’en profiterai pour voir mon ami Richard avec qui j’ai gardé contact, mais que je n’ai pas vu depuis 4 ou 5 ans. J’envisage donc avec sérénité (je peux être zen quand je le veux) la possibilité que mon voyage au Japon soit reporté à une date indéterminée et fort probablement très, très lointaine…

La descente est amorcée, je retiens mon souffle; je hais les atterrissages.

À suivre…

Jour 1 – La suite

J’écris ce billet, alors de toute évidence, l’atterrissage s’est bien passé!

Et la suite, malgré tout, ne s’est pas trop mal passée non plus. Je n’étais pas descendue de l’avion que déjà je recevais un SMS de la compagnie aérienne m’informant qu’on m’avait réservé un siège sur le vol du lendemain, même heure.

Pas mal comme service, sauf que j’ai un autre vol à prendre pour me rendre à Kobe depuis Tokyo. Pour ce vol-là, arrange-toi avec tes troubles, ma grande!

Après une heure passée au téléphone tandis que j’attendais ma valise qu’on semblait avoir bien du mal à localiser, et une autre heure à la billetterie de la compagnie aérienne, on a réussi à tout régler. Même horaire de vol, mais une journée plus tard.

Par contre, pour ce soir, si je préfère aller à l’hôtel, ça me regarde, parait-il. TRADUCTION : Madame, on ne vous rembourse pas pour la chambre que vous préférez louer plutôt que de passer les 24 prochaines heures couchée sur un banc d’aéroport.

J’ai opté pour le Sheraton qui se trouve en face du Terminal 1, là où je prendrai mon vol demain. Oh boy! Ils t’attendent avec un beau gros sourire quand tu arrives comme ça, « su’l’fly »! Disons que j’ai déjà séjourné à des endroits beaucoup plus exotiques pour le même prix.

D’ailleurs, en parlant d’exotisme, je partagerai des photos avec vous tout au long de mon voyage.

Voici donc la première, celle de la magnifique vue de ma chambre:

IMG_0040 (1).JPG
Le Terminal 1 (wow!)

 

Et voici, la deuxième, celle de ce que j’ai pris pour me remettre de cette vue :

IMG_0041 (1).JPG
Le remontant (à consommer modérément)

En passant, merci au paternel de m’avoir fait découvrir ce cocktail, avec de la vodka et non du gin. Miam!

Bonne nuit à tous et à toutes! La prochaine fois, je vous écris du Japon (enfin, je l’espère)!

Annie